Top 10 des anecdotes sur Manfield en 180 ans

Sommaire

  1. Introduction : 180 ans d'histoires derrière une marque
  2. #1 — La promesse d'enfance qui a tout déclenché
  3. #2 — Nos premiers magasins ne s'appelaient pas Manfield
  4. #3 — L'usine Manfield est classée monument historique
  5. #4 — Le pari fou de 1889 : traverser la Manche
  6. #5 — Deux boutiques du XIXᵉ siècle existent encore aujourd'hui
  7. #6 — 1918 : l'année où une marque anglaise est devenue française
  8. #7 — Un hôpital pour enfants offert par la famille
  9. #8 — Bowen a été fondée avec le futur créateur de Canal+
  10. #9 — L'un des derniers ateliers de mocassin cousu main au monde
  11. #10 — Le nom « Manbow » n'est pas anodin
  12. Bonus : 5 anecdotes en rafale

Introduction : 180 ans d'histoires derrière une marque

Quand une entreprise traverse presque deux siècles, elle accumule bien plus que des collections. Elle accumule des histoires. Des décisions courageuses, des paris audacieux, des anecdotes surprenantes, des personnages hauts en couleur, des lieux qui ont marqué leur époque. Ces histoires ne sont pas dans nos boutiques — elles sont dans les archives, dans les mémoires, dans le patrimoine que nous transmettons.

Manfield, fondée en 1844, en fait bien sûr partie. Nous avons voulu, pour cet article, rassembler dix anecdotes qui racontent notre histoire autrement, pas comme une chronologie officielle, mais comme une série de moments qui, chacun à sa manière, disent quelque chose de qui nous sommes et d'où nous venons. Certaines sont émouvantes, d'autres surprenantes, d'autres encore franchement inattendues.

De la promesse silencieuse d'un enfant fils de cordonnier en 1844, jusqu'à la présence d'un cofondateur de Canal+ dans la création de notre marque Bowen en 1979, en passant par le classement patrimonial de notre usine historique et la naissance à Paris de nos premières boutiques françaises, voici 10 anecdotes,plus quelques bonus, qui vous feront redécouvrir Manfield.

Bienvenue dans les coulisses de nos 180 ans.


#1 — La promesse d'enfance qui a tout déclenché

Année : 1830-1840 (avant la fondation)

Tout commence par une promesse silencieuse.

Enfant, Sir Philipp Manfield, fils d'un cordonnier de Northampton, se fait une promesse à lui-même : celle de créer un jour une marque éponyme en mémoire de son père. Pas un simple atelier familial. Une marque qui portera son nom, celui de sa lignée, et qui traversera les générations.

Cette promesse que raconte l'histoire officielle transmise depuis 180 ans a quelque chose de profondément touchant. Un enfant, dans un modeste foyer d'artisan, se fixe déjà un cap qu'il tiendra toute sa vie. Il ne veut pas seulement continuer le métier de son père. Il veut honorer sa mémoire en construisant quelque chose qui dépasse la vie d'un homme.

Ce que cette anecdote révèle : Manfield est né d'un geste filial, pas d'un calcul commercial. Cette dimension personnelle et affective est inscrite dans le nom même de la marque, un patronyme, celui d'un père. Chaque paire vendue depuis 1844 porte, symboliquement, cette promesse tenue.

Pour approfondir : voir notre article L'héritage Philipp Manfield : du Northamptonshire à Paris.


#2 — Nos premiers magasins ne s'appelaient pas Manfield

Année : Fin XIXᵉ siècle

Voilà une anecdote qui surprend toujours : les premiers magasins Manfield ne s'appelaient pas Manfield.

À la fin du XIXᵉ siècle, alors que Sir Philipp Manfield décide de rompre avec les pratiques dominantes de son époque en ouvrant ses propres magasins (au lieu de passer par des grossistes), ces premières boutiques portent un nom curieux pour nos oreilles contemporaines : Cash & Co.

Ce nom, aujourd'hui presque énigmatique, reflétait la signature commerciale de l'époque. « Cash » (comptant, en anglais) désignait le système de vente au comptant, en opposition aux formules de crédit habituelles chez les revendeurs traditionnels. « & Co » ajoutait le côté commercial classique de la formule.

Ce que cette anecdote révèle : Sir Philipp Manfield ne se contentait pas d'inventer une manufacture, il inventait aussi un modèle de distribution. Ces premières boutiques Cash & Co étaient déjà, en germe, ce que sont aujourd'hui nos 35 boutiques Manfield en France. Le nom a évolué, la pratique est restée.

Aujourd'hui, avec le recul, on peut sourire de ce nom d'origine et être admiratif du courage stratégique qu'il représentait à une époque où quasi-personne ne le faisait.


#3 — L'usine Manfield est classée monument historique

Année du classement : 1976

Voici une distinction que peu de marques de chaussures peuvent revendiquer : notre usine historique est classée monument historique de grade II au Royaume-Uni.

En 1892, Sir Philipp Manfield fait construire une nouvelle usine plus vaste sur Wellingborough Road, à Northampton, dans le quartier de Monks Park. Cette usine devient le nouveau cœur industriel de la maison, combinant machines modernes et postes d'artisans qualifiés.

Près d'un siècle plus tard, en 1976, le gouvernement britannique la classe grade II dans le patrimoine national reconnaissance officielle réservée aux bâtiments présentant un « intérêt spécial méritant tout effort pour les préserver ».

Ce que cette anecdote révèle : l'usine Manfield est reconnue non seulement pour son passé commercial mais pour sa valeur patrimoniale et architecturale. C'est un lieu de mémoire industrielle britannique. Peu de manufactures du XIXᵉ siècle bénéficient d'une telle distinction, Manfield fait partie de ce cercle restreint.

Cette reconnaissance patrimoniale n'est pas anecdotique. Elle inscrit Manfield dans l'histoire industrielle du Royaume-Uni, aux côtés des grands noms qui ont fait la révolution industrielle britannique.


#4 — Le pari fou de 1889 : traverser la Manche

Année : 1889

Aujourd'hui, ouvrir une boutique à Paris peut sembler évident. En 1889, pour une marque britannique, c'était un pari fou.

À cette époque, les Français ont leurs propres traditions chaussantes. Ils regardent souvent l'industrie britannique avec une certaine distance. Importer des chaussures anglaises pour les vendre à Paris, ville capitale mondiale de l'élégance, exige une bonne dose d'audace. Beaucoup de marques britanniques y ont échoué avant Manfield.

Sir Philipp Manfield fait pourtant ce pari. Il ouvre en 1889 sa première boutique parisienne au cœur des Grands Boulevards, sur le boulevard Montmartre. Emplacement stratégique : passage massif de Parisiens élégants, voisinage des meilleures maisons, exposition maximale à la Belle Époque naissante.

Le pari est gagnant. Les Parisiens accueillent avec enthousiasme la rigueur anglaise, la précision de la finition, la qualité des cuirs. La boutique du boulevard Montmartre devient rapidement une adresse recherchée.

Ce que cette anecdote révèle : la décision d'installer Manfield à Paris n'est pas venue « par la force des choses ». Elle est le résultat d'une vision stratégique claire, miser sur le goût français pour la qualité anglaise, à un moment où Paris devenait la capitale mondiale du chic. Sir Philipp Manfield l'a compris avant beaucoup d'autres.

C'est ce pari de 1889 qui a fait de Manfield, à long terme, une maison française même si ses racines sont britanniques.


#5 — Deux boutiques du XIXᵉ siècle existent encore aujourd'hui

Depuis : 1889-1909, encore actives en 2026

Voici une anecdote de continuité rare : deux boutiques Manfield ouvertes il y a plus d'un siècle existent encore aujourd'hui, dans les mêmes rues, sous la même enseigne.

Vingt ans après l'ouverture parisienne du boulevard Montmartre, en 1909, Manfield compte déjà quatorze magasins en France. Parmi ces boutiques historiques, deux sont toujours ouvertes en 2026 :

  • Rue Saint-Antoine, dans le Marais parisien (4ᵉ arrondissement).
  • Avenue des Ternes, dans le 17ᵉ arrondissement de Paris. Ces adresses sont plus que des magasins — ce sont des lieux de mémoire. Elles portent en elles la trace vivante de l'aventure française de Sir Philipp Manfield. Quand vous poussez la porte d'une de ces boutiques, vous entrez dans une histoire qui commence à la Belle Époque.

Ce que cette anecdote révèle : la stabilité géographique de Manfield en France. Pas de délocalisation, pas de changement de nom, pas de reprise sous une autre enseigne. Les mêmes rues, sous la même enseigne, avec la même mission : chausser des Parisiens exigeants.

Rares sont les commerces français qui peuvent revendiquer une telle continuité. Si vous passez rue Saint-Antoine ou avenue des Ternes, regardez la boutique Manfield avec un autre œil, vous êtes face à un patrimoine commercial parisien vivant.


#6 — 1918 : l'année où une marque anglaise est devenue française

Année : 1918

Voici probablement l'anecdote la plus méconnue et la plus importante de notre histoire française.

Après la Première Guerre mondiale, les gouvernements européens augmentent significativement les droits de douane pour protéger leurs industries reconvertissantes. Pour Manfield, qui produit alors en Angleterre pour vendre en France, ces droits deviennent économiquement insoutenables.

Deux options s'offrent alors : - Soit fermer les boutiques françaises (renoncer à la France). - Soit trouver un moyen de produire en France les modèles Manfield. Manfield France choisit la seconde voie. La marque cesse d'importer d'Angleterre et se tourne vers les ateliers Thierry Frères, une manufacture française reconnue pour son savoir-faire proche des méthodes britanniques.

Le style Manfield cette rigueur anglaise, cette élégance classique est désormais produit par des mains françaises, dans des ateliers français. En 1918, Manfield devient de facto une maison française, tout en préservant son héritage britannique.

Ce que cette anecdote révèle : notre identité contemporaine — cette hybridation britannico-française qui fait notre singularité n'est pas un choix marketing. Elle est née d'une nécessité économique dans le contexte spécifique de l'après-guerre. Ce tournant historique a défini ce que nous sommes aujourd'hui : une maison française aux racines britanniques, produisant en Europe.


#7 — Un hôpital pour enfants offert par la famille

Année : 1925

Une des anecdotes les plus émouvantes de notre histoire.

En 1925, un membre de la famille Manfield James Manfield, descendant du fondateur fait un geste remarquable : il offre à la ville de Northampton une somptueuse demeure néo-jacobéenne située à Weston Favell.

Ce cadeau n'est pas anodin. La demeure est immédiatement transformée en hôpital pour enfants le Manfield Hospital for Crippled Children (renommé plus tard Manfield Orthopaedic Hospital). Cet hôpital, dédié aux enfants souffrant de problèmes orthopédiques, fonctionnera jusqu'en 1992, soit près de 70 années au service des enfants du Northamptonshire.

Ce qui rend cette anecdote particulièrement touchante : Sir Philipp Manfield avait fondé sa maison sur une promesse d'enfance (anecdote #1). Son descendant, à son tour, choisit d'aider des enfants. Il y a dans cette continuité une résonance de sens qui traverse les générations Manfield une attention particulière aux enfants, à la transmission, à ce qui commence.

Ce que cette anecdote révèle : la dimension philanthropique de la famille Manfield n'est pas une communication récente. Elle date d'un siècle. Elle s'inscrit dans la tradition paternaliste et philanthropique des grands industriels britanniques de l'époque édouardienne, mais avec une sincérité personnelle qui va au-delà des conventions de son temps.

Postscript : le lieu de l'ancien hôpital, aujourd'hui reconverti en résidences, porte encore le nom de la famille — Manfield Grange. Encore un signe de l'empreinte durable laissée par la famille dans le Northamptonshire.


#8 — Bowen a été fondée avec le futur créateur de Canal+

Année : 1979

Voici l'anecdote la plus inattendue de cette liste.

En 1979, Marcos Fernandez Cabezas passionné espagnol installé en France, autodidacte de la chaussure décide de créer sa propre marque. Fervent défenseur du cousu Goodyear, il veut proposer une alternative française à l'invasion des chaussures italiennes à semelles collées qui dominent le marché.

Pour créer sa marque, il cherche un associé. Il le trouve dans une figure française remarquable : André Rousselet. À l'époque, Rousselet est PDG de G7 Taxis, ancien directeur du cabinet du président de la République. Cinq ans plus tard, en 1984, il deviendra le fondateur de Canal+.

C'est ensemble que Marcos Fernandez et André Rousselet créent la marque Bowen un patronyme à consonance britannique qui ancre visuellement la marque dans la tradition anglaise du cousu Goodyear.

En 1990, Bowen est rachetée par le groupe Manfield, qui l'a intégrée à son écosystème depuis lors.

Ce que cette anecdote révèle : Bowen n'est pas née d'une simple aventure entrepreneuriale. Elle est née à la croisée de deux passions, celle d'un artisan espagnol pour la chaussure, et celle d'un grand chef d'entreprise français pour la qualité. La marque porte encore, dans son ADN, cette rencontre entre passion artisanale et vision entrepreneuriale.

Pour approfondir : voir notre article l'origine du nom Bowen, Fairmount, Colisée Paris.


#9 — L'un des derniers ateliers de mocassin cousu main au monde

Aujourd'hui — un atelier au Brésil

Voici une anecdote qui prend racine dans les traditions amérindiennes.

Le mocassin cousu main sur forme technique où la couture caractéristique du mocassin est effectuée à la main directement sur une forme de bois est un savoir-faire pluriséculaire d'origine amérindienne. Cette méthode produit des mocassins d'une souplesse et d'un maintien uniques, impossibles à obtenir par la production industrielle.

Sa maîtrise complète demande environ 18 mois de formation pour un artisan. C'est une technique difficile, patiente, minutieuse. Au fil des décennies, la plupart des ateliers qui la pratiquaient dans le monde ont fermé. En Europe, elle a quasiment disparu.

Notre marque Fairmount spécialiste du mocassin dans le groupe Manfield produit ses mocassins dans l'un des derniers ateliers au monde perpétuant cette technique à un niveau d'excellence artisanale. Cet atelier se trouve au Brésil.

Ce que cette anecdote révèle : dans notre engagement pour la fabrication européenne (85 % de nos produits sont fabriqués en Europe), nous avons fait une exception assumée pour Fairmount. Parce que préserver un savoir-faire rare, même à 8 500 km, vaut mieux que le laisser disparaître ou en accepter une version dégradée. Cette exception géographique est aussi une exception éthique celle qui privilégie la préservation d'un art millénaire à la cohérence géographique parfaite.

Pour approfondir : voir notre article pourquoi fabriquons-nous encore des chaussures en Europe.


#10 — Le nom « Manbow » n'est pas anodin

Origine : progressive, dans les années 1990-2000

Terminons avec une anecdote étymologique.

Notre groupe familial actuel s'appelle Manbow. Ce nom, qui pourrait sembler moderne ou marketing, a en réalité une origine simple et signifiante : c'est une contraction de Manfield et Bowen.

Man (de Manfield) + Bow (de Bowen) = Manbow.

Cette contraction traduit la rencontre historique entre les deux marques : Manfield, la maison mère depuis 1844, et Bowen, la marque créée en 1979 puis intégrée au groupe en 1990. Le nom du groupe ne cache pas cette origine au contraire, il l'affiche discrètement dans son nom.

Ce que cette anecdote révèle : à l'heure où beaucoup de groupes cherchent des noms « corporate » désincarnés (des acronymes vides, des sonorités abstraites), le nom Manbow est enraciné dans une double filiation. Il porte en lui l'histoire des deux marques qui l'ont fondé, sans essayer d'en cacher la nature familiale et française.

C'est aussi une façon modeste de faire du branding le groupe ne s'appelle pas « Global Luxury Holdings » ou « European Premium Footwear Corp ». Il porte un nom qui raconte son histoire en cinq lettres.


Bonus : 5 anecdotes en rafale

Comme promis, cinq anecdotes bonus, plus courtes, pour compléter la lecture.

Bonus #1 — L'atelier espagnol de nos richelieus Bowen est actif depuis 1899

Notre atelier partenaire de la région Alicante (Espagne), qui produit plusieurs modèles emblématiques Bowen (dont le richelieu Stapleford II veau noir), est actif depuis 1899. Soit 125 ans de continuité familiale l'atelier est dirigé aujourd'hui par les descendants directs du fondateur. Ce qui rend chaque paire Stapleford II un fragment d'une histoire industrielle familiale espagnole.

Bonus #2 — Colisée Paris s'appelait Sacha

La marque Colisée Paris de notre groupe n'a pas toujours porté ce nom. Dans les années 1970, Charles Kammer avait fondé la marque Sacha nom court, sonnant, à consonance slave, très à la mode à l'époque dans les milieux artistiques parisiens. Ce n'est qu'en 2011 que Sacha devient Colisée Paris, en référence conjointe au classicisme éternel du Colisée romain et à l'ancrage parisien de la marque.

Bonus #3 — Charles Kammer est la 4ᵉ génération de bottiers

Charles Kammer, qui donne son nom à l'une de nos marques du groupe (et qui est aussi le créateur historique de Sacha/Colisée Paris), est fils, petit-fils et arrière-petit-fils de bottiers. Sa vocation ne s'est pas construite : elle s'est transmise. Enfant, il dessinait déjà des chaussures sur les feuilles de ses cahiers, dans l'atelier de son père. Il est ainsi la 4ᵉ génération connue de bottiers de sa lignée.

Bonus #4 — Notre atelier femme près de Florence : 15 artisans pour toute une collection

Nos escarpins, ballerines, mocassins et sandales femme Manfield sont fabriqués dans un seul atelier familial près de Florence, une quinzaine d'artisans au total. C'est ce petit atelier qui produit les modèles Paris, Vienne, Laurier, Padova, Koweit, Hove, Roma, Colombe... Chaque paire est le fruit du travail de mains que nous connaissons. Ce rapport de proximité entre une marque française et un si petit atelier italien est probablement l'un des plus attachants de notre écosystème.

Bonus #5 — Manfield a été coté en bourse en 1950

En 1950, Manfield devient une société cotée au London Stock Exchange. À cette époque, la maison compte 93 magasins au Royaume-Uni ainsi qu'un réseau international développé (France, Belgique, Pays-Bas). Cette cotation en bourse marque une reconnaissance publique de la valeur créée en un siècle, avant que la société ne soit acquise par Sears en 1956 dans le cadre de la British Shoe Corporation.


Conclusion : 180 ans, mille histoires

Voilà 10 anecdotes (plus 5 bonus) qui racontent Manfield autrement — non pas par ses collections ni par ses valeurs, mais par les moments qui ont fait qui nous sommes. Chacune de ces anecdotes est vraie, documentée, vérifiable. Aucune n'est inventée pour les besoins de la communication. Ce sont des fragments réels d'une histoire de 180 ans.

Ce que ces anecdotes révèlent, prises ensemble, c'est la texture particulière de notre maison. Une histoire faite d'audace (le pari de Paris en 1889), de continuité (les boutiques du XIXᵉ toujours actives), d'engagement social (l'hôpital pour enfants), de rencontres improbables (le futur créateur de Canal+ associé à Bowen), de préservation de savoir-faire menacés (l'atelier brésilien de mocassins), de fidélité (l'atelier espagnol depuis 1899), de transmission (Charles Kammer et sa 4ᵉ génération de bottiers).

Ce n'est pas une histoire lisse. Elle a ses tournants (1918), ses ruptures (rachat Sears en 1956), ses recompositions (2006, groupe Manbow). Mais c'est une histoire continue, vivante, habitée par des hommes et des femmes qui ont fait des choix, pris des risques, tenu des promesses.

Nous vous invitons à la découvrir plus en profondeur à travers nos autres articles du cluster La Maison et à la vivre en poussant la porte de l'une de nos 35 boutiques en France (trouvez la plus proche). Nos conseillers connaissent ces anecdotes. Certains les racontent avec plaisir. Vous êtes invités à leur poser des questions.

180 ans, ce n'est pas un chiffre. C'est mille histoires.

En voici dix, plus cinq, pour commencer.


Pour aller plus loin

- Pourquoi fabriquons-nous encore des chaussures en Europe — Le choix de la fabrication européenne.

*Article publié en juin 2026, rubrique « La Maison ».

Lectures complémentaires